La lignée Egyptienne

Publié le par Corsimokhan

 

Le cheval de pur sang arabe égyptien était à l'origine le cheval qu’utilisaient les bédouins de la péninsule arabe. Ces chevaux étaient vifs rapides et très résistants. Ils permettaient à leurs  propriétaires d'effectuer des razzias dans les campements de tribus voisines. Ces razzias étaient souvent faites de vols de chevaux. Le vol effectué, il fallait partir vite, et semer ses poursuivants.Pour cela un cheval rapide était nécessaire. Les campements étant éloignés, l'approche était longue, et le retour de même.  Le cheval devait pouvoir supporter de longues distances, sans boire ni manger. Un bon cheval permettait à son maître d'être riche et respecté.

Il est intéressant de savoir qu'en général seul les juments étaient utilisées lors de ces pillages. Pourquoi? Simplement parce qu'elles étaient silencieuses, et permettaient une approche discrète sans hennissements intempestifs. Elles étaient donc très estimées et très proches de leur maître qui leur permettait parfois de se mettre à l’abri sous leur tente. Les mâles étaient utilisés pour la reproduction et la parade. Le cheval de pur sang arabe leur servait également à chasser, notamment l'autruche et la gazelle. La rapidité du coursier était donc de première importance, sa résistance également On se rend bien compte qu'à l'époque le cheval de pur sang arabe avait un très grand rôle à jouer dans la vie du bédouin;  nomade par excellence: c'était sa fierté, c'était sa vie. Il le choyait, son confort passait souvent avant celui de sa famille et de lui même. 

C'est donc par une sélection drastique que s'est forgé cette race de chevaux au fil des siècles,  par la main et la volonté de l'homme du désert; au sein d'un univers particulièrement aride et sec. La nature ne fait pas de cadeaux ni aux hommes ni aux bêtes. Les récoltes ne sont pas abondantes, l'eau non plus. Le cheval arabe doit donc souvent se contenter de peu et fournir de gros efforts tout de même. Il est de la même trempe que son maître: sec, solide et vaillant; un moral à tout épreuve: c'est un guerrier qui partage les épreuves de la vie du nomade. Il est de ce fait très proche de l’homme, l'un ayant besoin de l'autre pour sa survie.Le respect est mutuel, et traversera les siècles sans faillir en parvenant intact jusqu'à nous. Ses autres qualités ne vont pas se perdre, cela grâce à quelques éleveurs passionnés de ce cheval, notamment égyptiens. 

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C
e culte pour la pureté de la race peut très bien s'expliquer, en effet les qualités du cheval asil, chèrement acquises au fil des siècles, seraient rapidement perdues si des mélanges malheureux venaient à survenir; toute la vie du bédouin en pâtirait. Sa survie dans un milieu sans pitié en dépend. Il est donc de l'intérêt de chacun de respecter ces principes, on pourrait même dire ces préceptes. Je parle de préceptes car le coran associe souvent  le cheval arabe à ses écrits. La notion de pureté n'est donc pas prise à la légère par ces éleveurs passionnés. Elle ne le sera pas non plus par les éleveurs égyptiens. Le bédouin n'associera sa jument asil qu'à un étalon asil, afin de préserver ses qualités.


Les chevaux de race existaient déjà en Égypte 2000 ans avant J.C. des fresques en atteste ; sur lesquels on distingue le cheval arabe attelé à des chars. Plus près de nous historiquement, nous savons que les familles régnantes en Égypte sont friandes de ces chevaux. Certains iront jusqu'à guerroyer pour s'en accaparer. En général des émissaires sont envoyés dans toute la péninsule arabe afin d'acheter les plus beaux sujets. C'est ainsi que se constituèrent les élevages  de Mohamed Ali le Grand (1769-1849) et Abbas Pacha I (1813-1854). Ali Pacha Chérif reprit l'élevage d'Abbas Pacha qui mourut en 1897. Lors de la création du haras national égyptien en 1914 une bonne partie de ces lignées purent être récupérées. Après la révolution de 1952, les meilleurs chevaux du haras royal d'Inshass rejoignirent le haras national.


Les chevaux arabes egyptiens introduits en Europe et de par le monde, viennent à l'origine de l'éelvage d'Abbas Pacha. C'est Lady Anne et Wilfrid Blunt qui achtèrent des chevaux d'Ali Pacha Chérif, et créèrent l'élevage de Sheykh Obeyd en Egypte et Crabbet Park en Angleterre. Certains de ces chevaux furent revendus de par le monde. Certains haras nationaux firent très tôt (avant et après 1900) l'acquisition de reproducteurs en Egypte ce fut le cas de la France, l'Allemagne, la Pologne et de la Russie. De façon ponctuelle et bien avant 1900 certains chevaux pur sang arabe égyptien furent exportés dans différents pays ce fut le cas en France à l'époque de l'empereur Napoléon grand amateur de pur sang arabe. Il est à noter que le nombre de pur sang arabe égyptien encore actuellement, est très faible par rapport aux autres lignées de pur sang arabe.
 

Publié dans Lignée Egyptienne

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i-pro-team-i 13/06/2008 12:34

marajj ça c une bombe !