Récapitulatif des lignées

Publié le par Corsimokhan

INTRODUCTION
Le Pur-Sang Arabe s'est développé un peu partout dans le Monde, et possède des lignées bien différentes. Pourtant qu'il soit Russe, Polonais, Egyptien... il reste le "Pur-Sang Arabe". Voici donc les principales lignées du PSA!
Nous avons déjà vu dans ses origines historiques que le Pur-Sang Arabe vient de 3 types différents à l'origine:
    - Le Kouhaylan : c'est le type masculin réputé pour son endurance, son intelligence et sa force. Son dos, sa croupe et son poitrail sont larges, son garrot est musclé, son dos est fort. Il est considéré comme "viril". Ses origines sont polonaises. Du Kouhaylan dérive 4 variantes : le Hamdani, le Hadban, le Chouwayman et le Ouadnan, ces deux derniers ayant une ossature un peu plus fine et moins musclés.
    - Le Saqlaoui : c'est le type représentant la beauté. On le rencontre surtout dans les Shows. Son ossature est plus fine, sa tête plus expressive, son garrot ressort et le dos est plus long. C'est le plus élégant et le plus féminin des 3 types arabes. Ses origines sont polonaises et égyptiennes. De nombreuses variétés partent de ce type: l'Abayyan, le Dahman, le Milouah, le Rishan, le Touwaysan...
    - Le Mouniqui : c'est le type de la course et de la rapidité. Ses lignes sont anguleuses, son dos et son cou plus longs, ses postérieurs sont droits, et sa structure osseuse est forte. Il est surtout d'origines françaises. De là partent différentes variétés, masculines ou féminines, tels que le Yilfan, l'Abou'ourqoub, le Koubaychn, le Mouyhallad, le Rabdan, le Sadan et le
Samhan...
Ce sont développées différentes lignées, les plus connues étant françaises, polonaises, russes, égyptiennes, anglaises, espagnole, du Maghreb, allemande, américaine, portugaise, belge et hollandaise...


LIGNEE EGYPTIENNE
Des noms comme Murafik, Habdan Enzahi en Allemagne ou le grand Aswan, ensuite offert à la Russie par l’Egypte, interpellent les passionnés de pur-sang arabe. Ces chevaux ont en effet grandement influencé la lignée égyptienne.
Le pur-sang arabe égyptien est du type « Saqlaoui », c’est-à-dire un type féminin. Il est donc remarqué par sa beauté, sa prestance, son élégance.
Sa tête est très expressive, fine mais longue, son regard est profond, son chanfrein est plus concave que dans les autres lignées, et ses joues sont plus larges. Morphologiquement, son ossature est fine, et son garrot est très prononcé. Elégant de nature, il en est apparu malheureusement des membres parfois trop fragiles, et un corps trop plat. Le pur-sang arabe espagnol représente la beauté à lui seul.
Mais il est également réputé pour son endurance hors du commun, son pied sur et ses tendons forts.
L’Egypte avait offert au Maroc, trois chevaux d’exception, issus du chef de la race, Nazeer : Mohamed V, Sud El Aahy, et Burhan.
Jusqu’en 1840, le vice roi, le fils de Mohamed Ali, avait fait prospéré l’élevage de ce cheval exceptionnel dans son pays. Mais après sa mort, l’Egypte se tourna sur les chevaux de lignée polonaise et la lignée égyptienne disparut peu à peu…
Fort heureusement, quelques élevages survirent, comme celui de Madame Wegdan El Barbary.
En 1914, le haras national égyptien est créé et récupère bon nombre des chevaux égyptiens. Les meilleurs chevaux du haras royal d’Inshass rejoignent d’ailleurs le haras national égyptien après la révolution de 1952.
Malgré le faible pourcentage de pur-sang arabe égyptiens à l’heure actuelle par rapport aux différentes lignées, il est intéressant de remarquer qu’il réprésente un peu l’ancêtre de toutes les autres lignées. En effet, certains chevaux égyptiens, majoritairement issus de l’élevage d’Abbas Pacha, furent introduits en Europe et partout dans le monde. C’est ainsi que certains élevages se créèrent sur les continents, comme l’élevage Crabbet Park en Angleterre. Beaucoup de chevaux furent revendus et participèrent à la fondation des haras nationaux du monde. C’est le cas de la France, de l’Allemagne, de la Russie et de la Pologne, qui acquirent des reproducteurs aux alentours de 1900. En particulier, le grand Napoléon, friand de pur-sang arabes, importa bon nombre de ces chevaux égyptiens.


LIGNEE RUSSE
L’élevage de chevaux arabes en Russie est très ancien. De nombreuses importations ont eu lieu à la fin du 19° siècle, notamment de chevaux de l’élevage Crabbet, et de chevaux polonais. La Révolution Russe a complètement ravagé les élevages, et les registres ont disparu. C’est pour cela qu’on ne retrouve presque pas de chevaux dont le pedigree remonte à avant 1917.
L’élevage a repris sérieusement vers 1930, au haras de Tersk, avec l’importation de Kann, étalon français, et de 6 juments, françaises aussi. Kann est un étalon très influent, et il se retrouve dans le pedigree de très nombreux chevaux. Ce qui explique pourquoi la type russe est proche du type français. De nombreux chevaux (6 étalons et 19 juments) ont ensuite été importés d’Angleterre, du haras Crabbet. L’étalon le plus célèbre de cette importation est Naseem, qui devint père de 87 poulains en Russie. Il est notamment le père de Négatiw, dont la mère est une jument française.
La Seconde Guerre mondiale permit l’amélioration de l’élevage en Russie. 80 chevaux polonais arrivèrent au haras de Tersk à la suite de l’invasion de la Pologne.
Les russes ont continué à importer d’autres chevaux pour améliorer leur lignée. Ils ont pratiqué une sélection rigoureuse de leurs chevaux, en se basant sur leurs capacités sportives. Le plus important est la vitesse. Les chevaux sont donc testés sur de nombreux champs de course.

LIGNEE POLONAISE
L'arabe est soumis à une sélection très organisée et rigoureuse dans ce pays, voulu un cheval plus typé que le modèle français. Le résultat fut convaincant, puisque souvent les produits ont gardé les qualités physiques et sportives des modèles français, tout en étant amélioré. Les élevages français profitent donc souvent de ce sans pour enrichir leurs souches, mais d'autres élèvent des chevaux purs polonais.

LIGNEE ESPAGNOLE
Les sujets de lignée espagnole font partie de ceux que l’on croise le plus de nos jours. Ils sont également les plus originaux, compte tenu du fait qu’ils ont été épargnés à la souche de toute autre lignée, même de la lignée égyptienne. Pendant plus de 150ans, ils furent considérés comme les meilleurs chevaux du Monde… Histoire d’une lignée exceptionnelle…

C’est une lignée qui est inégalable dans le domaine de la compétition individuelle, et qui place ses descendants sur les hauts podiums du monde. C’est dans les années 1970 que la lignée espagnole fleurira dans les élevages, grâce au nombre record de titres nationaux que ce si petit nombre de montures décrochera.
Beaucoup de chercheurs se sont interrogés sur la génétique de la lignée par rapport à d’autres races, face à ce succès incroyable.
C’est en l’an 150 que l’armée espagnole essayera de produire, en vain, une lignée de pur-sang arabes parfaits. Les Maures permettront à ces chevaux de progresser vers la perfection, en envahissant l’Espagne en 711. Ils apporteront effectivement leur art, leur littérature, leur science, leur architecture et leur progrès, mais aussi leurs petits chevaux du déserts. C’est en 1820 que la Couronne Espagnole crée le Haras Royal, en l’honneur de ces chevaux si merveilleux, sélectionnés de façon stricte durant des siècles afin de ne garder que les meilleurs éléments, capables d’affronter la dureté du climat du désert, le lourd travail et le manque de nourriture.
Comme dans de nombreuses races (voir notre dossier « Le PSA, père de toutes les races ? »), le pur-sang arabe fut apporté aux chevaux pur-sang de l’armée. Vers les années 1850, 24 étalons, 12 juments et 12 poulains arabes revinrent du désert jusque l’Espagne afin d’améliorer le cheval Andalou.
En 1908, des chevaux polonais et turcs furent importés. C’est à Istanbul qu’un marchand acheta pour les gouvernements européens Seanderich, un grand étalon gris turc né en 1902, qui marqua son époque en Espagne au haras de Jerez, et assura sa descendance avec deux fils d’exception : Eco et Illustre.
L’année 1912 vit croître de façon considérable le nombre de pur-sang arabes espagnols. De nombreux petits élevages, comme La Marquise de Domecq et Don Jose Maria Ybarra qui furent les premiers, purent acquérir ces chevaux, et utilisèrent les mêmes méthodes de reproduction et de sélection que l’ancienne armée.
C’est cette même année que Ursus, un arabe polonais brun-rouge né en 1908, fut importé pour une somme colossale d’argent, ce qui créa des conflits avec l’Etat Russe. Le ministre de la Guerre prit l’affaire en main, contre l’avis de tous.
Celui-ci le plaça au haras d’Etat et ne l’utilisa pas beaucoup pour la reproduction malgré sa valeur. En 1928, Don Jose Maria Ybarra l’acheta et créa ainsi l’un des plus prestigieux haras privés du pays. La plupart de ses 30 fils moururent courageusement à la guerre.
Mais Ursus marquera le pedigree actuel de façon très importante et restera un héros de l’histoire du pur-sang arabe.
La République débarquera en 1931 en Espagne, avec à ses côtés les meilleures lignées européennes. Outre les Haras Nationaux espagnols, beaucoup de petits élevages privés avaient fleuri, peuplés de chevaux d'une somme colossale venue du monde entier. Cette passion du cheval conduit les éleveurs et les directeurs à toujours vouloir les meilleurs spécimens en Espagne, ceux-ci se documentant grandement sur les qualités à développer dans leur lignée.
Le programme d’élevage de l’Arabe fut interrompu lors de la guerre civile, de 1936 à 1939. Le pays ruiné utilisa les chevaux arabes sélectionnés rigoureusement pour l’armée.
Le Duc de Veraqua transformera sa vieille ferme de taureaux de Valjuanete, héritée auparavant, en un élevage de pur-sang arabe. Bientôt les meilleurs chevaux logèrent dans ses écuries. Parmi ses importantes importations anglaises, il acquit cinq filles de Skowronek.
La mort du Duc à la guerre mènera à la confiscation de ses chevaux par le Gouvernement. Certains périrent au combat, d’autres furent épargnés lorsque les officiers prirent conscience de leur valeur. Les héritiers du Duc de Veraqua les récupèreront par la suite.
Parmi eux, quinze chevaux seront à l’origine du pedigree espagnol actuel.
La guerre civile ruinera le pays mais ne saccagera presque pas l’élevage d’Arabes grâce à son dur programme de sélection. Après la guerre, le nombre de chevaux chuta continuellement, mais les meilleures lignées continuèrent à être mélangées. Seulement quelques chevaux du monde furent encore importés après 1939 en Espagne.
L’élevage, en Espagne et ailleurs, renaquit avec l’avènement de l’Organisation Mondiale du Cheval Arabe (WAHO), l’amélioration des lignées Arabes, et la possibilité de vendre et d’acheter à d’autres pays. Chaque lignée fut améliorée et vit ses produits se distribuer dans le monde entier. Mais le programme de sélection resta très rigoureux, la clientèle demanda toujours un plus haut niveau de compétition. Les chevaux espagnols s’exportent surtout en Amérique du Sud et en Europe.
La lignée espagnole n’a jamais été travaillée dans le but d’obtenir un cheval physiquement parfait, mais plutôt dans celui d’obtenir un cheval au potentiel compétitif des plus élevés, en sélectionnant la puissance, l’athlétisme, la facilité sous la selle, et la stabilité mentale.

LIGNEE FRANCAISE
Très peu de juments et d'étalons sont actuellement de souche française pure. En effet les Arabes ont souvent été croisés avec des étalons d'Afrique du Nord. C'est au XIXe et au XXe que les Haras Nationaux sont partis à la recherche de chevaux solides et porteurs, en Moyen Orient et surtout en Syrie. Les Anglo-Arabes proviennent de l'Etalon qui a le plus marqué l'élevage avec El Sbaa, Denouste, entier sportif et coursier.

LIGNEE DU MAGHREB
L'armée française a créé des bases de sélection à ces élevages en faisant des jumenteries. Cela devient mener à un type plutôt guerrier et sportif, comme en France. Cependant les chevaux sont plus proches du type oriental grâce à l'orientation de l'élevage, au sol et au climat. Mais plus tard lors de l'indépendance des pays maghrébins, les croisement avec des chevaux égyptiens ou espagnols et un type de sélection propre à chacun d'eux, ont éloigné ces chevaux du type ancien du Maghrbin.

LIGNEE ANGLAISE
En Angleterre le but recherché était différent des autres pays. Ils recherchaient plutôt des modèles pour le show, les concours de modèles et allures, le polo et la chasse. C'est l'Arab Horse Society qui a sélectionné ces chevaux après la seconde guerre mondiale, parmi les types les plus développés, c'est-à-dire les souches égyptiennes, espagnoles et polonaises. L'élevage créé par Lady Blunt fut d'abord créé en Egypte puis déporté en Angleterre. L'Etalon polonais Skowronek joua un rôle très important dans cet élevage, il est comme le chef de la race.

LIGNEE ALLEMANDE
L'Allemagne a réussi à trouver un type oriental mais plus grand et plus fort en croisant des chevaux de souches principalement égyptiennes mais aussi polonaises. Puis des plus récents croisements avec des chevaux polonais, russes et hongrois ont continué à donner des chevaux surprenants.

LIGNEE AMERICAINE
C'est au début du XIXe siècle que les américains débutèrent l'élevage de ces chevaux. Ils achetèrent alors des reproducteurs anglais et orientaux. Puis après les années 50, ce fut des souches allemandes, espagnoles et russes qui furent introduites. Ce sont des chevaux utilisés en show bien sûr mais également au travail sur le bétail, en endurance et en attelage.

LIGNEE PORTUGAISE
Cette lignée est constituée essentiellement de chevaux orientaux propres, espagnols et anglais. Le type est très doué dans le domaine sportif car la production était soumise à des sélections très rigoureuses. Cette race est un modèle très important mais restant très typé.

LIGNEE BELGE ET HOLLANDAISE
Ce sont des lignées surtout constituées après la Seconde Guerre Mondiale, résultant de reproducteurs d'origines anglaises, allemandes, polonaises, russes, espagnoles et égyptiennes.

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